Rise of the tomb raider

Rise of the Tomb Raider : un anniversaire sans surprise ?


Après une période d’exclusivité temporaire sur Xbox One, Rise of the Tomb Raider est enfin disponible sur PS4, dans une édition célébrant les 20 ans de la plus célèbre des pilleuses de tombes. Après un naufrage sur l’île du Yamatai en 2013, Lara Croft embarque cette fois-ci pour la Sibérie, sur les pas de feu Lord Croft. Plus mature et déterminée, la jeune archéologue part à la recherche de la Source divine, un artefact qui prodiguerait l’immortalité. 

Le reboot Tomb Raider, sorti en 2013, fut l’une des premières critiques de jeux postées sur le site. J’en gardais une impression mitigée, convaincue par certains points mais gênée par d’autres, et j’attendais d’un oeil mi-sceptique mi-curieux les nouvelles aventures de Lara. Dès les premières minutes de ce Rise of the Tomb Raider, on retrouve les mêmes mises en scène et mécaniques que le précédent opus. Crystal Dynamics nous en met plein les yeux avec de superbes graphismes, et du grand rebondissement digne de productions Hollywoodiennes. Avalanches, chutes en pleine ascension dans une Sibérie glaciale, cible d’une fusillade en Syrie, la pauvre Lara en voit de toutes les couleurs. L’humanité insufflée à Lara, qui faisait la charme du reboot, est ré-exploitée pour nous offrir du grand spectacle : on ressent les émotions de cette nouvelle Lara Croft, aussi charismatique et casse coup que son ancêtre aux formes triangulaires, mais plus attachante, et plus réaliste, tout simplement.

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Mais passé la renaissance de l’héroïne, qui donnait un souffle bienvenu à la licence, le reboot souffrait de divers défauts, dans son rythme comme dans son gameplay. Et Rise of the Tomb Raider sent parfois un peu le réchauffé : Les phases de QTE sont toujours à se taper (littéralement) la tête contre les murs, certains passages semblent identiques d’un épisode à l’autre, blizzard et lapins des neiges exceptés. On retrouve le même système de craft, un peu amélioré, qui passe par la recherche de matériaux (cueillette, chasse ou simple exploration sont donc de rigueur). Piolet, arcs et diverses armes à feu viendront enrichir l’équipement de Lara et seront nécessaires pour venir à bout de certains obstacles du jeu. Il est possible d’améliorer son équipement et de personnaliser les compétences de Lara selon que notre approche du jeu soit plus discrète ou rentre dans le tas.

Dans Rise of The Tomb Raider, Lara gagne de l’expérience en découvrant reliques et secrets, peut s’améliorer en diverses langues (grec, russe, etc.) pour déchiffrer runes et autres monuments. Il est également possible de craft de nouvelles tenues, de grimper aux arbres et d’abattre ses ennemis tel un assassin à capuche. Si on pouvait déplorer l’orientation très survie du premier opus, celui-ci se veut plus en accord avec l’esprit de la licence originale : sur les traces de son père, Lara est une exploratrice passionnée. On prend beaucoup de plaisir à découvrir l’histoire des lieux à travers son regard et les divers trésors disséminés ça et là sur son chemin. On a envie de fouiller, d’explorer. Les énigmes font partie intégrante du jeu, même si on est loin des casse têtes des premiers jeux. Et même si les tombeaux sont toujours facultatifs, ces derniers s’intègrent mieux à la quête de Lara, sont plus vastes, et dignes d’intérêts.

tr3Rise of the Tomb Raider propose un monde semi-ouvert qui laisse une belle part à l’exploration, chaque zone possédant son lot de quêtes annexes, tombeaux, découvertes de planques etc. Et même si l’action se passe majoritairement dans les neiges sibériennes, le jeu a le mérite de proposer des paysages variés, à l’image de la superbe vallée géothermique. La présence d’un bestiaire sauvage au possible est également une bonne surprise. Gare aux ours, loups et autres léopards … Alors oui, il reste pas mal de phases d’affrontements avec des ennemis un peu (beaucoup) à la ramasse, mais elles sont plus équilibrées par rapport au reste de l’aventure que dans l’opus précédent.

Côté intrigue, le tout se révèle plutôt lisse, se contentant de respecter tous les codes d’un bon film d’action mais sans jamais vraiment surprendre. Si l’on pouvait s’attacher à l’équipage de l’Endurance, et ressentir la souffrance de Lara face à la perte d’êtres chers, cet opus laisse peu de place à l’émotion : la quête se concentre sur une Lara plus solitaire et explore son passé et sa relation avec son père. Les autres personnages sont plutôt anecdotiques et caricaturaux. Après la secte des Solarii, Lara se retrouve face à une nouvelle organisation qui a soif de pouvoir, les Trinitaires. Rien de très inspiré sous le soleil, donc. Malgré cela, l’expérience de jeu, parsemée de très belles cinématiques, est dans l’ensemble bien rythmée et reste divertissante.

Plus beau, plus grand, plus long, plus équilibré, plus rythmé, plus d’exploration … avec Rise of the Tomb Raider, Crystal Dynamics prend peu de risques et reste dans la lignée directe de son Tomb Raider 2013. Le tout est plutôt réussi, malgré des défauts persistants d’un épisode à l’autre. Lara est en tout cas loin d’avoir dit son dernier mot, puisqu’un troisième épisode serait en préparation

Oiseau de nuit créatif et dans la lune, accro à la théine. Grande adoratrice de la licence The Legend of Zelda et de RPG (The Witcher, NieR, Fire Emblem), j’aime également me perdre dans un bon livre.

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Commentaire sur “Rise of the Tomb Raider : un anniversaire sans surprise ?

  • Séverine

    Ton article sur ce jeu est très complet. Il n’y a rien de mieux qu’un jeu avec Lara Croft pour célébrer les 20 ans de la saga. Perso, j’ai bien aimé le scénario dans Rise of the Tomb Raider.