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TFGA #24 : La fin.


Je déteste les fins. Je suis de ces personnes qui sont capables d’arrêter de lire un livre, de regarder une série ou de jouer à un jeu un ou deux chapitres avant la fin, tout simplement car je déteste laisser derrière moi des aventures qui m’ont marquée. Et pourtant, que serait un bon jeu sans une belle conclusion ? Pour cet ultime TFGA, revenons ensemble sur les fins les plus marquantes du jeu vidéo.

Final Fantasy X

Ce Final Fantasy, à défaut d’être celui que je préfère en terme de gameplay et d’univers en général, est certainement celui qui m’a le plus marqué d’un point de vue narratif. Le périple de Yuna en tant qu’Invokeur, son histoire avec Tidus et le dénouement très émouvant de cette épopée, sont particulièrement marquants. Que ce soit la dernière scène des chimères, les au revoir déchirants avec Tidus ou le discours de Yuna, la fin de Final Fantasy X est l’une des plus émouvantes de la série. Tout est fait pour nous briser le coeur, de la mise en scène à l’expression de tristesse des personnages. Et cette musique !

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Crisis Core Final Fantasy VII

Encore un Final Fantasy ? Et bien oui, Square Enix aime nous faire pleurer. Difficile d’oublier la fin de Crisis Core, le prequel de Final Fantasy VII où l’on incarne Zack Fair. Un personnage dont on découvre l’existence dans Final Fantasy VII grâce aux récits et souvenirs des autres personnages. Comme pour Final Fantasy X, Crisis Core est loin d’être mon favori en terme de gameplay et d’exploration (trop linéaire vous dites ?). Mais la narration est tout bonnement excellente, et le dénouement du jeu est … grandiose et tragique. Une vraie montagne d’émotion. Zack est un protagoniste très attachant, que j’ai beaucoup aimé suivre et découvrir dans sa relation avec Aerith, Cloud ou Sepiroth. Après avoir développé autant d’affection pour le personnage, sa fin a un impact d’autant plus fort qu’on la sait inévitable depuis le départ…

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Portal 2

Spaaaaaaaace, i’m in space ! Ah, ça, je devais être sacrément dans la lune pour ne jamais avoir évoqué Portal dans un seul de mes TFGA … Portal est pourtant l’un de ces OVNI inoubliables. Outre le fait de se faire insulter (avec plaisir) par GlaDos, une intelligence artificielle cynique et à l’humour un peu particulier, le gameplay à base d’utilisation de portails pour venir à bout des énigmes des salles de test est génial et très amusant. Et plus on en apprend sur Aperture Science, le laboratoire où est enfermé l’héroïne, Chell, et ses habitants artificiels tous un peu bizarres, plus le jeu devient incroyable. Et la fin de cette aventure l’est tout autant. Après avoir passé tant de temps dans les salles de test grisâtres d’Aperture, à dézinguer d’adorables tourelles et à faire équipe avec une patate pour vaincre un core mégalo, se retrouver à la surface, dans un champ de blé qui s’étend à perte de vue laisse une drôle d’impression. L’orchestre de tourelles qui accompagne cette libération, ainsi que la chanson d’adieu de GlaDos rend cette conclusion encore plus marquante. Fidèle à l’humour caractéristique de Portal, la fin du jeu est très réussie et laisse un sentiment doux-amer et de nostalgie, comme seul les bons jeux savent le faire !

NieR

Peut-on faire une fin plus marquante que celle de NieR ? Ou plutôt devrais-je dire, DES fins ? J’ai toujours du mal à épiloguer sur le scénario de NieR tant celui-ci m’avait laissé complètement sur le popotin, de peur de gâcher le plaisir de la découverte à ceux qui n’auraient pas eu l’occasion d’y jouer. Sans entrer dans les détails, le jeu possède plusieurs fins, complémentaires. C’est à dire que la première partie ne révèle qu’un pan infime de l’histoire, un seul point de vue. Lorsqu’on la redécouvre du point de vue opposé, toutes nos convictions se voient chamboulées. NieR à la qualité rare d’arriver à nous faire remettre en question de façon intelligente notre combat et nos actions en tant que joueur. Le personnage que l’on incarne n’est pas toujours le héros, celui du bon côté, si bon côté il y a. Et s’en rendre compte une fois le mal fait est d’autant plus traumatisant. Encore plus marquant, la fin D du jeu est si littérale que s’en est… renversant. On ne plaisante pas chez Cavia, on mesure pleinement la conséquence de nos choix en en payant le prix.

The Witcher 3 Wild Hunt

Pour terminer en beauté ce classement, j’avais envie d’évoquer une fin … que je fais tout pour repousser. Imaginer mettre un terme à l’aventure de Geralt est  compliqué. Cela fait plusieurs années que j’ai rencontré le sorceleur. Au détour de l’Enfer pour le porte monnaie, j’ai nommé les soldes Steam, je cherchais un nouveau RPG à me mettre sous la dent. J’ai jeté mon dévolu sur The Witcher 2 : Assassins of Kings pour une bouchée de pain, sans grande conviction… Je vous laisse deviner la suite. J’ai été complètement happée par le monde de The Witcher, si particulier, à la fois cruel et mystérieux, ses personnages si attachants et vivants, ses intrigues politiques denses mais passionnantes, son bestiaire et ses paysages incroyables.

J’ai ensuite découvert que ce dernier était tiré d’une série de romans, et qu’il existait (sans blague) un premier jeu. J’ai donc tout arrêté et repris les choses dans l’ordre : j’ai lu les différents livres consacrés au sorceleur. J’ai fermé le dernier avec beaucoup d’émotion, en ayant l’impression de dire au revoir à des amis importants pour moi. J’attendais ÉNORMÉMENT de The Witcher 3, étant donné qu’il serait plus proche des livres que jamais, notamment grâce au retour de Ciri, Yennefer et des souvenirs de Geralt. Et bien mes attentes ont été largement dépassées. Ce fut LA claque vidéoludique que j’attendais.

Je n’ai jamais pris autant de plaisir à compléter les quêtes secondaires, les contrats de sorceleur, où juste errer pour découvrir de nouveaux trésors, partir en expédition pour découvrir les schéma d’armures de Sorceleur, ou tout simplement m’arrêter pour admirer les merveilleux paysages, sur l’OST à tomber à la renverse. Et suivre tout simplement un scénario incroyablement prenant, qui m’a autant fait rire que pleurer (comme une madeleine lors de certaines retrouvailles, j’avoue tout). Alors oui, je repousse le moment où je mettrai un point final aux aventures de Geralt avec Blood and Wine… c’est comme ça, il y a des aventures auxquelles on aimerait ne jamais mettre fin !

– THE END –

Et voilà, c’est ici que se termine la belle aventure TFGA. Grâce à ce concept lancé par Alexandre, nous avons eu l’occasion d’écrire chaque mois, sur deux années, sur des thèmes aussi variés que les femmes de nos vies, les sons que nous n’oublieront jamais ou nos amies les bêtes, et ça, c’était vraiment chouette, un grand merci à lui ! Si le format vous plaît et que vous êtes curieux de découvrir de nouveaux jeux et de nouvelles plumes, il n’est pas trop tard pour aller lire les participations des nombreux participants aux différents thèmes du TFGA ! 

Oiseau de nuit créatif et dans la lune, accro à la théine. Grande adoratrice de la licence The Legend of Zelda et de RPG (The Witcher, NieR, Fire Emblem), j’aime également me perdre dans un bon livre.

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